lundi 23 août 2010

Los mineros estan vivos!



Hier matin, Antoine et moi sortons pour faire des courses. Un homme nous arrête dans la rue très excité, il baragouine quelque chose à propos de mineurs mais on comprend pas bien ce qu'il veut. Les voitures n'arrêtent pas de klaxonner, les gens sautent de joie, ils sortent les drapeaux.
Il nous faut quelques minutes pour comprendre la raison de cette euphorie. Le matin même, le président a annoncé que les mineurs coincés depuis le 5 août dans une mine du Nord du pays ont été localisés et ils sont tous en vie.

Ci-joint un article sur le sujet :

Les 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dans une mine d'or et de cuivre de San José, dans le centre du Chili, sont vivants: un contact visuel a pu être établi avec certains des mineurs, grâce à une petite caméra vidéo. Mais il faudra peut-être jusqu'à quatre mois pour creuser une galerie et les ramener à la surface, soulignaient lundi les sauveteurs.

"Tout le Chili pleure aujourd'hui de joie et d'excitation", a lancé le président chilien Sebastian Pinera, en annonçant dimanche que les mineurs étaient vivants. Ils sont bloqués depuis le 5 août à près de 700m de profondeur par l'éboulement d'un tunnel au fond de la mine de San José, à 850km au nord de la capitale Santiago. Mais ils sont parvenus à atteindre un refuge de secours prévu pour ce genre d'accidents, contenant de l'eau et des vivres.

On était sans nouvelles d'eux depuis 17 jours. Un forage a permis de faire descendre une petite caméra vidéo et de voir plusieurs des mineurs. L'un d'entre eux, Mario Gomez, a fait remonter une note manuscrite, expliquant: "Nous allons tous bien, les 33, dans le refuge".

Le boyau foré pour faire descendre la caméra n'est pas assez large pour remonter les mineurs, mais permettra de leur acheminer de la nourriture, de l'eau, de l'oxygène si nécessaire ainsi que des équipements vidéo et audio pour communiquer avec leur famille et les sauveteurs. Ceux-ci précisent qu'il va falloir à présent percer une galerie de quelque 70cm de diamètre, afin de remonter les mineurs à la surface. Ce travail pourrait prendre quatre mois, estiment les sauveteurs.

dimanche 15 août 2010

Mendoza, Argentina














Primero dia

Vendredi 6 Août - 9h30, nous avons rendez-vous avec Clémence, Bruno, Gauthier et Anouk (dans l'ordre d'arrivée^^) à la Estacion Central, gare routière de Santiago, au quai n°22. Ici, nous sommes dans la partie de la gare réservée aux trajets internationaux, normal, car une fois tout le monde arrivé, nous voilà en partance pour l'Argentine ! Anouk n'ayant pas son passeport, sera contrainte de prendre le bus suivant...
Nous voilà partis pour 7h de bus. Installés dans de confortables sièges type Pullman, c'est en classe semi-cama que nous voyageons. L'assise est large et moelleuse, le dossier inclinable jusqu'à 60° (!!) et les reposes-pieds se déploient astucieusement sous le siège. La compagnie de transport par laquelle nous sommes passés est de bonne facture et encore ce n'est que la classe moyenne.
Il nous aura fallu 2h30 pour atteindre Portillo, station de ski au nord de Santiago marquant la frontière entre les deux pays. Des télésièges nous passent au-dessus de la tête et l'on peut apercevoir quelques skieurs sur les pentes abruptes qui entourent la station. C'est par le biais d'un tunnel que nous parvenons à traverser la Cordillera. À sa sortie, le co-pilote s'empresse d'attraper le micro qui se trouve à ses côtés et nous cri que si nous tournons la tête vers la droite, c'est l'Aconcagua que nous verrons tout au fond du cirque formé par les montagnes. l'Aconcagua, haut de ses 6962 m est le point culminant de la Cordillera. C'est un colosse qui nous apparaît !
Après le passage de la frontière, nous voilà en Argentine! Il reste encore près de trois heures de bus mais les vinos y carnes ne semblent plus très loin. L'hostal que nous avons réservé est bien placé, propre et l'accueil y est chaleureux. On se prépare à passer une soirée sympa dans les rues de Mendoza.

Segundo dia

Samedi 7 Août, c'est à la table du petit déjeuner qu' Eve nous rejoint, après avoir pris le bus de nuit entre Cordoba et Mendoza. Aujourd'hui, direction les vignes ! Pour cela il nous faut prendre un bus direction Maipu, le village qui concentre le plus de vignobles (bodega).
On loue des vélos chez Mr Hugo qui pour nous accueillir nous offre une carafe de vin (il est 11h du mat'). Ensuite direction une fabrique de chocolat, d'huile d'olive et d'absinthe.. Autant vous dire qu'après un léger petit déjeuner ce dernier breuvage fait un peu mal au crâne. Mais courageux, on remonte sur nos vélos et on va visiter la première bodega. L'hiver rend le paysage bien aride, les vignes sont tristes mais l'endroit est joli. A la fin de la visite, c'est dégustation gratuite de vin, faut continuer sur la lancée ! Pour éponger tout ça on rentre manger chez Mr Hugo, qui pour ne pas que ce soit trop sec nous offre de nouveau une nouvelle carafe. La remontée sur les vélos se fait avec peine, alors deux kilomètres plus loin on s'arrête goûter de la bière artisanale pour nous remettre de nos émotions. Baby-foot, canapé posé sur la paille, l'ambiance est détente du coup on s' y attarde un peu. Avant de rentrer pour rendre les vélos on décide de faire un petit tour des alentours jusqu'à ce qu'un monsieur nous arrête et nous dise de ne pas continuer sur le chemin car sinon on va se faire voler par des méchants ! Du coup retour direct chez le loueur de vélos, on l'on retrouve pleins de gens qui ont aussi fait le voyage en vélo. Et pour nous remettre de nos émotions nous avons encore le droit à notre carafe !
C'est fatigué que l'on rentre à Mendoza, ce soir on goûte la viande argentine à la Barra ! Cuite sur un barbecue dans le patio du restaurant, elle est délicieuse! C'est au petit matin qu'on rentre à l'hostal après une autre soirée argentine ..

Tercero dia

Dimanche 8 Août, "El dia de los ninos", entendez "le jour des enfants" ou plutôt "Allez ! Tout le monde au parc !".
Réveil dominical en douceur à l'hostal, nous décidons aujourd'hui de fuir le centre ville pour aller se promener tranquillement au sein d'un paisible parc métropolitain de plusieurs hectares à la périphérie de la ville. Avant ça, il n'est pas loin de 13h et les estomacs sont vides. Tout en feuilletant le Lonely Planet, nous décidons à l'unanimité d'aller manger les meilleures pizzas de la ville dans un resto pas très loin de notre auberge. C'est dans une ambiance footbalistique mais familiale que nous les engloutissons. En effet, cette brasserie est le Q.G des supporters des Boca Junior (équipe argentine de Buenos Aires) depuis sa fondation il y à plus de 50 ans; ambiance... ils jouaient ce soir là au stade Malvinas de Mendoza.
Les rues sont quasiment désertiques aujourd'hui et c'est en arrivant au parc que nous comprenons pourquoi ! Nous avons traversé une grande partie de celui-ci et chaque petite parcelle de pelouse est investie par des familles entières, venues pic-niquer en ce beau dimanche ensoleillé. Tous les âges et toutes les classes sociales sont présentes, des parties de foot trans-générationelles créees l'émulsion, trop sympa ! Le parc est quadrillé par de grandes artères goudronnées, facilitant l'accès aux véhicules trop nombreux. Nous décidons de prendre un peu de hauteur et gravissons le Cerro de la Gloria qui surplombe toute la ville. En haut, une statue s'élève à la gloire de l'armée des Andes. Le retour en ville ne se fait pas si facilement car c'est entourés de dizaines de familles entières que nous décidons de prendre le même bus. Entassés comme des sardines, nous arrivons, après plusieurs tentatives, à décoller du parc. Le colectivo est plein à craquer, c'est limite si des gens ne sont pas monté sur le toit !
La nuit tombe sur Mendoza, nous finissons la journée par un petit marché artisanal avant d'aller dîner.

Cuarto dia

Lundi 9 Août, une partie du groupe repart sur Santiago, Eve reste avec nous un jour de plus. Aujourd'hui, on décide d'aller faire du shopping et de déambuler dans les rues de la ville. Lonely Planet en poche, nous partons arpenter les trottoirs, ici, tous doublés d'acequias, qui sont de petits canaux d'irrigation. Malheureusement, bon nombre de lieux (musée, bar...) indiqués dans le guide sont fermés en ce début de semaine. Après plusieurs tentatives toutes soldées par des échecs, merci le Lonely, nous nous arrêtons boire une bière; et oui c'est déjà l'heure de l'apéro ! Nous sommes passés prendre notre billet retour à la gare routière, puis après avoir fait un bref passage à l'auberge nous décidons d'aller manger à la Casa 3, bar/resto branché de la ville recommandé dans les guides. Arrivés sur place, devinez quoi? Fermé !! C'est quoi ce vieux lundi là ?!! Source sure, nous allons dans l'Av. Villanueva Aristides, qui est LA rue pour sortir à Mendoza. C'est sur le Public House que nous jetons notre dévolu, et contre toute attente ce fut LE bon choix de la journée^^ Happy hour, bonne bouffe, bon service, bonne ambiance. La viande était super rica !!!

Quinto dia

Mardi 10 Août - 9h45, départ de Mendoza après avoir dit au revoir à Eve, restée à l'auberge, son bus part en fin de matinée. Rebelote, même trajet, même route, mais dans l'autre sens. D'ailleurs, passer la frontière dans ce sens là, Argentine-Chili, n'est pas la même mayonnaise ! Les contrôles excessifs des douaniers sont hallucinants ! Patrouille cynophile, contrôle sanitaire, etc. Il est interdit d'importer des produits d'origine animale, fleurs, fruits, légumes sur le sol chilien sans les déclarer, sous peine d'amende. Nos petits sandwichs confectionnés la veille sont exposés et menacés ! Nous avons faim et dans la précipitation, décidons de les faire passer clandestinement, astucieusement cachés dans le bus, de peur de se les faire jeter dans la grande poubelle verte ! C'est alignés en rang d'oignon que le contrôle des sacs s'effectue. "Rien à déclarer" et une fois les sacs passés au scanner, nous remontons dans le bus fouillé 5 minutes auparavant. Mission accomplie !! Importation frauduleuse de cheddar, jambon, tomate, pain de mie et mayonnaise ; )
Nous arrivons aux alentours de 17h à Santiago. C'était trop bien !

dimanche 1 août 2010

La cena a casa de Leo





Il y a des repas dont on se rappelle toute une vie, celui de vendredi soir en faisait parti. C'est Leo, notre ami chilien qui l'a organisé. Nous l'avons rencontré pour la première fois à un asado et depuis il nous montre pleins d'endroits de la ville. Il nous apprend à danser la cueca et la cumba, même qu'on se débrouillent bien pour des français comme il dit.
On l'a accompagné faire les courses le midi au mercado central, et à la vega. L'ambiance était bien différente comparée à la fois où nous y étions allé avec Yan le dimanche. Leo connait tous les stands, ceux dans lesquels il faut prendre le fromage de vache, celui où la viande est bonne. Il sait choisir les produits, les poissons notamment.
Liste de courses : poivrons, tomates, patates, fruits de la passion, avocats, ognions, fromages, poulet, poissons, fruits de mer, choclo ( purée de maïs), quinoa, épices, épices, épices....
Après la réunion d'orientation à la fac, on l'a aidé à préparer le repas.
( surtout pour goûter les préparations :) ). Petites cuisses de poulet caramélisées au four juste bien épicées, potatoes aux épices, fruits de mer au bleu et au lard, sauce de tomates-avocat-coriande-fruits de la passion-poisson-crevettes-épices, poivrons fourrés au fromage.. A s'en taper le cul par terre telllement c'était bon.
Après ce délice, et pour pas finir obèses on a beaucoup dansé, et on a fini par allé au Clandestino une boite située dans bellavista ( quartier de Santiago), pour y danser encore un moment.
Belle soirée !