vendredi 3 décembre 2010

Bye Bye Villavicencio ... Grand départ




Voilà maintenant deux jours que je crèche chez une copine après avoir laissé , non sans peine, mon merveilleux appart.


Mais ce déménagement marque aussi le début du voyage ! Demain c'est parti, avec Anouk direction Punta Arenas, au programme : parc Torres del Paine, Perito Moreno, Fitz Roy, Ushuai.. Buenos Aires, Uruguay, Iguazu, et la côte brésilienne jusqu'à Rio.
J'espère pouvoir trouver le temps de vous donner des nouvelles !
Je vous embrasse fort :)

mercredi 1 décembre 2010

El Lago de Los Cisnes


Hier soir, entre deux cartons, avec deux copines on est allé voir Le lac des signes par le Ballet de Santiago au théâtre municipal.
L'orchestre et les danseurs étaient très bons, mais pendant la première partie à cause de nos places on ne voyait que la moitié de la scène. C'est un peu comme lire un bouquin où il manquerait la moitié des pages.. frustrant! Du coup pendant l'entracte on s'est faufilé dans les places vides devant la scène. C'était superbe! Petite pensée pour manue qui aurait adoré :)

jeudi 18 novembre 2010

Pichilemu






Le week end dernier, direction Pichilemu avec Anouk et Clémence. En vivant au Chili on ne perçoit vraiment pas les distances de la même manière, à tel point que ça nous a paru normal de faire 7h de bus aller retour, pour une nuit et une journée.




A l'arrivée, on cherche notre hostal conseillé par un ami qui va surfer tous les week ends là bas. Pichilimu est reconnu comme l'un des meilleurs spots de surf de la côte pacifique. Notre week end commençant très tôt, on arrive donc là bas le jeudi soir, il paraît que l'ambiance est top le week end. Sauf que pour les gens qui ne sont pas en échange comme nous le week end c'est à partir du vendredi soir, du coup, un jeudi soir c'est mort! Personne dans les rues, ni dans les bars et les restos! Au moins pas de tentation, on se couche tôt histoire de profiter de la journée du lendemain.

En fin de matinée, on décide de faire du stop pour rejoindre la plage de punta de lobos à 6kms du centre ville, qui est l'endroit le plus réputé de la côte. A part quelques surfers courageux dans une eau à 12°, on est seul sur la plage de sable noir. Il fait 30°, le sable est brûlant, c'est bon l'été! Ce qui est moins bon, c'est de se croire sous le soleil de la côte d'azur et de ne mettre de la crème soleil que sur les endroits sensibles, on finit par ne plus pouvoir enfiler de jeans pendant une semaine!

dimanche 17 octobre 2010

Horcón

Ce week end pour l'anniversaire de Léa et Gauthier ( deux amis de sciencespo ) nous avons loué une maison à Horcón, village côtier à trois heures de Santiago. Après un voyage en bus quelque peu chaotique nous arrivons enfin devant la maison. Problème il ne s'agit pas du tout de la description faite sur l'annonce. Nous voilà devant deux maisons quelque peu rustiques, et aucune trace de la piscine, ni de la personne qui doit nous déposer les clés.. Après quelques appels tout prend sens.. le bus nous a déposé dans la mauvaise rue. Chargés comme des mules il nous faut repartir en arrière, mais chanceux nous croisons un habitant qui nous amène jusqu'à la vraie maison.
L'endroit est super joli, ça promet d'être un bon week end! Miguel, le charmant voisin nous explique qu'il y a peu de temps l'endroit était en fait une communauté où plusieurs familles vivaient ensemble. Horcón est la ville du Chili d'où est parti le mouvement hippy, il nous explique comment il y fait bon vivre, car comme il dit il en faut peu pour être heureux entouré de cette nature si riche.



En fin d'après midi nous voilà partis vers le village pour aller voir la plage. Le centre est plein de charme, les cabañas du bord de mer témoignent de la tranquillité qu'on nous avait décrite. Après la journée de pêche et d'artisanat, les habitants se retrouvent sur la plage avec guitarre et bière, la dolce vita version chilienne... Le soir c'est autour d'un petit asado qu'on célèbre les vingt ans des copains, arrosé de pisco et de sangria.

Le lendemain, direction une autre plage qui paraît-il est très jolie. On ne nous a pas menti, l'endroit est magnifique, sable blanc et petites criques. Première baignade dans l'eau du pacifique, elle est fraîche!! On resterait bien quelques jours de plus mais il est déjà l'heure de rentrer.. A bientôt Horcón, on reviendra manger tes empanaditas de jaiba..

jeudi 7 octobre 2010

Valparaiso







Le dernier week end de septembre, Jeremy étant parti à Pucon pour une compétition de Snow Board, avec Antoine nous avons décidé d'aller passer le week end à Valparaiso.
Située à 1h30 de Santiago, c'est une destination parfaite pour s'échapper du smog de Santiago.
La ville basse n'est pas très jolie, mais dès que l'on s'aventure dans les nombreux cerros qui composent la ville, le charme est présent. Un seul bémol cependant, lors de notre visite tous les funiculaires et ascenseurs étaient en panne, et ça monte dur pour atteindre le sommet des cerros, surtout avec des tongues qui glissent. Mais ça fait les cuisses parait-il!
L'après midi, on rejoint des copains pour la visite de la maison du poète chilien, Pablo Neruda. Sur cinq étages cette maison typique de Valparaiso possède une vue splendide sur la baie. Elle est restée en l'état, et le guide ( un téléphone qui hurle dans notre oreille) , nous raconte toutes les anecdotes des objets de la maison. Après la visite, on se plaît à déambuler dans les différents cerros, qui sont de vrais musées à ciel- ouvert.
Le lendemain, on marche jusqu'à la "plage" du port de la ville, on aperçoit des loups de mer au loin, qui ressemblent vaguement à de grosses limaces dégeu. Le midi on s'offre un almuerzo chez un chef de la ville qui prend plaisir à nous expliquer tous les plats. Cuisine originale et délicieuse. Mais après un tel repas, la motivation a nettement faiblit, l'après midi touche à sa fin alors on décide de rentrer dans notre Home Sweet Home chilien.

jeudi 16 septembre 2010

Chiloé












Puerto Varas:
Après 13h de bus nous voilà enfin arrivés à Puerto Varas! Fatigués on découvre cette petite ville pleine de charme située au bord du lac
Llanquihue. La vue de la plage est éblouissante, caché dans les nuages on observe le volcan enneigé. Après une petite ballade au bord de l'eau, on décide de monter jusqu'en haut du cerro, pour admirer la vue. On s'attend à un bien joli spectacle, mais les arbres cachent le moindre bout de ciel, dommage! Pour se réconforter on va prendre un petit café en ville, avant d'aller acheter des empanadas pour midi. Dès 14hl, il nous faut partir prendre le bus pour Castro, situé au sud de l'île. Encore 4h30 assis!

Première soirée à Chiloé :
Arrivé à Castro, un chilote -Eduardo-, nous accueille. C'est la première fois que nous le rencontrons, c'est l'ami d'ami santiaguinos. On prend ( encore) un bus pour Chonchi, là où il vit avec ses parents. La maison familiale est chaleureuse, nous dormirons dans une demeure située un peu plus bas, ils louent des chambres pas chères au sous sol. Petite visite de Chonchi, ville portuaire, on dîne au mercado de la ville, et on file se coucher parce que la fatigue se fait sentir.

Premier réveil à Chiloé, il est 7H.
La chambre est humide, il fait 5° et la douche est froide, mais ça réveille. Et il faut bien ça pour ouvrir les yeux à 7h. Aujourd'hui visite du parc national, alors il faut partir de bonne heure, surtout que la pluie risque d'être de la partie.
Une fois arrivés sur place, on sent tout de suite que ça valait la peine de s'être levés Après quelques kilomètres ( et oui Papa, j'ai même pas demandé "quand est-ce qu'on arrive?" ! ) , première rencontre avec l'océan pacifique... à couper le souffle. Les paysages ont un goût de fin du monde, étant totalement hors saison nous sommes seuls sur cette terre qui semble s'étendre à l'infini. Les photos parlent d'elles mêmes, c'était plus que magique.
Le soir c'est des images pleins la tête qu'on rentre à la maison. On dîne avec la famille d'Eduardo, les parents sont géniaux, sa soeur Nicole aussi Ce repas et ceux des jours suivants valent tous les cours d'histoire et de culture chilienne. Ils ont envie de partager et nous envie d'apprendre sur l'île, la dictature... Le vin aidant, la soirée dure jusqu'à tard.

Deuxième réveil, 8h.
Avec Clémence et Léa on décide d'aller visiter l'île de Quinchao située à 1h de bus de Quinchao. Les garçons qui ont découvert les nuits à Chonchi, restent dormir à la maison. On commence notre journée par le marché artisanal de Dalcahue, où l'on trouve pleins d'articles en laine, mais très rêches, on préfère notre petit alpaga. Il nous faut ensuite prendre un bus, qui nous amène sur l'île par un ferry. Mais au bout d'un quart d'heure je remarque tout haut que le bus s'éloigne franchement de la mer. En effet, en montant le chauffeur à retourner le panneau, nous voilà reparties vers Castro. On descend et on décide de faire du stop, deux pick up plus tard nous voilà dans le ferry, où un 4x4 nous avance un peu. On retente le stop pour arriver jusqu'au premier village. Un camion nous prend à l'arrière, c'est folklorique! Il nous dépose à Curaco de Velez, où l'Eglise classée au patrimoine mondial de l'unesco est fermée! On continue jusqu'à Atchao, l'Eglise qui est la plus vieille de l'île et qui fait aussi partie de l'Unesco est ouverte, et magnifique il faut le dire. Petit restaurant face à la mer, Salmon a la plancha, tout ce qu'il nous fallait. Après cette belle journée on rentre pour un nouveau diner avec la famille, toujours aussi instructif.

3ème réveil, 9H.
On voulait tenter un Pekin Express Filles contre Garçons jusqu'à Ancud, mais le temps nous décourage. Alors direction le bus, arrivés sur place, il pleut, il vente, enfin le temps chilote qu'on nous avait décrit! Pour se remettre on va gouter le Curanto , plat typique de l'île avec des moules, des clambs, des patates, des bouts de différentes viandes, et un espèce de gnocchi géant. C'était pas l'extase mais ça faisait du bien par ce temps. Ensuite direction le café (qui fait du vrai café ), où on y passe la plus grande partie de l'après midi.

Dernier jour
Aujourd'hui direction la pinguinera, pour aller voir... des pingouins. C'est le début de la période de reproduction et deux espèces se retrouvent près de la plage de la pinguinera située à quelques kilomètres d'Ancud. Il nous faut prendre un taxi pour la journée, Luis vient nous chercher à 10h à l'hostal et nous voilà partit. Quand on voit que la mer a avancé sur la route on s'apprête à descendre de la voiture. C'est mal connaître Luis, il n'a pas un 4x4 mais sa voiture est apparemment tout terrain. Il nous amène jusqu'au sable où un pêcheur nous attend pour nous amener voir les pingouins. Il n'y en a pas encore beaucoup mais la zone concentre aussi un grand nombre d'oiseaux souvent en voie de disparition. Le tour en bateau dur une trentaine de minutes. Pour ne pas qu'on se mouille un chariot nous attend à la descente, 100% touristes... Luis nous attend sur la plage et nous propose un autre chemin pour le retour près de la plage Mar Brava, près pour Luis ça veut dire à pleins gaz sur la plage, où on croise de nombreux pêcheurs de coquillages avec leur jeep. De retour à Ancud on va voir le fort de la ville, qui offre un beau panorama. Puis gros hamburger Tex Mex avant d'affronter le bus retour.

Le lendemain c'est avec deux heures de retard, soit 17h de bus, que nous arrivons. Suite à des problèmes de batterie il nous a fallu changer de bus. Mais interdit d'être fâtigué, ce week end c'est le bicentenaire et ça va être la fête!

lundi 23 août 2010

Los mineros estan vivos!



Hier matin, Antoine et moi sortons pour faire des courses. Un homme nous arrête dans la rue très excité, il baragouine quelque chose à propos de mineurs mais on comprend pas bien ce qu'il veut. Les voitures n'arrêtent pas de klaxonner, les gens sautent de joie, ils sortent les drapeaux.
Il nous faut quelques minutes pour comprendre la raison de cette euphorie. Le matin même, le président a annoncé que les mineurs coincés depuis le 5 août dans une mine du Nord du pays ont été localisés et ils sont tous en vie.

Ci-joint un article sur le sujet :

Les 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dans une mine d'or et de cuivre de San José, dans le centre du Chili, sont vivants: un contact visuel a pu être établi avec certains des mineurs, grâce à une petite caméra vidéo. Mais il faudra peut-être jusqu'à quatre mois pour creuser une galerie et les ramener à la surface, soulignaient lundi les sauveteurs.

"Tout le Chili pleure aujourd'hui de joie et d'excitation", a lancé le président chilien Sebastian Pinera, en annonçant dimanche que les mineurs étaient vivants. Ils sont bloqués depuis le 5 août à près de 700m de profondeur par l'éboulement d'un tunnel au fond de la mine de San José, à 850km au nord de la capitale Santiago. Mais ils sont parvenus à atteindre un refuge de secours prévu pour ce genre d'accidents, contenant de l'eau et des vivres.

On était sans nouvelles d'eux depuis 17 jours. Un forage a permis de faire descendre une petite caméra vidéo et de voir plusieurs des mineurs. L'un d'entre eux, Mario Gomez, a fait remonter une note manuscrite, expliquant: "Nous allons tous bien, les 33, dans le refuge".

Le boyau foré pour faire descendre la caméra n'est pas assez large pour remonter les mineurs, mais permettra de leur acheminer de la nourriture, de l'eau, de l'oxygène si nécessaire ainsi que des équipements vidéo et audio pour communiquer avec leur famille et les sauveteurs. Ceux-ci précisent qu'il va falloir à présent percer une galerie de quelque 70cm de diamètre, afin de remonter les mineurs à la surface. Ce travail pourrait prendre quatre mois, estiment les sauveteurs.

dimanche 15 août 2010

Mendoza, Argentina














Primero dia

Vendredi 6 Août - 9h30, nous avons rendez-vous avec Clémence, Bruno, Gauthier et Anouk (dans l'ordre d'arrivée^^) à la Estacion Central, gare routière de Santiago, au quai n°22. Ici, nous sommes dans la partie de la gare réservée aux trajets internationaux, normal, car une fois tout le monde arrivé, nous voilà en partance pour l'Argentine ! Anouk n'ayant pas son passeport, sera contrainte de prendre le bus suivant...
Nous voilà partis pour 7h de bus. Installés dans de confortables sièges type Pullman, c'est en classe semi-cama que nous voyageons. L'assise est large et moelleuse, le dossier inclinable jusqu'à 60° (!!) et les reposes-pieds se déploient astucieusement sous le siège. La compagnie de transport par laquelle nous sommes passés est de bonne facture et encore ce n'est que la classe moyenne.
Il nous aura fallu 2h30 pour atteindre Portillo, station de ski au nord de Santiago marquant la frontière entre les deux pays. Des télésièges nous passent au-dessus de la tête et l'on peut apercevoir quelques skieurs sur les pentes abruptes qui entourent la station. C'est par le biais d'un tunnel que nous parvenons à traverser la Cordillera. À sa sortie, le co-pilote s'empresse d'attraper le micro qui se trouve à ses côtés et nous cri que si nous tournons la tête vers la droite, c'est l'Aconcagua que nous verrons tout au fond du cirque formé par les montagnes. l'Aconcagua, haut de ses 6962 m est le point culminant de la Cordillera. C'est un colosse qui nous apparaît !
Après le passage de la frontière, nous voilà en Argentine! Il reste encore près de trois heures de bus mais les vinos y carnes ne semblent plus très loin. L'hostal que nous avons réservé est bien placé, propre et l'accueil y est chaleureux. On se prépare à passer une soirée sympa dans les rues de Mendoza.

Segundo dia

Samedi 7 Août, c'est à la table du petit déjeuner qu' Eve nous rejoint, après avoir pris le bus de nuit entre Cordoba et Mendoza. Aujourd'hui, direction les vignes ! Pour cela il nous faut prendre un bus direction Maipu, le village qui concentre le plus de vignobles (bodega).
On loue des vélos chez Mr Hugo qui pour nous accueillir nous offre une carafe de vin (il est 11h du mat'). Ensuite direction une fabrique de chocolat, d'huile d'olive et d'absinthe.. Autant vous dire qu'après un léger petit déjeuner ce dernier breuvage fait un peu mal au crâne. Mais courageux, on remonte sur nos vélos et on va visiter la première bodega. L'hiver rend le paysage bien aride, les vignes sont tristes mais l'endroit est joli. A la fin de la visite, c'est dégustation gratuite de vin, faut continuer sur la lancée ! Pour éponger tout ça on rentre manger chez Mr Hugo, qui pour ne pas que ce soit trop sec nous offre de nouveau une nouvelle carafe. La remontée sur les vélos se fait avec peine, alors deux kilomètres plus loin on s'arrête goûter de la bière artisanale pour nous remettre de nos émotions. Baby-foot, canapé posé sur la paille, l'ambiance est détente du coup on s' y attarde un peu. Avant de rentrer pour rendre les vélos on décide de faire un petit tour des alentours jusqu'à ce qu'un monsieur nous arrête et nous dise de ne pas continuer sur le chemin car sinon on va se faire voler par des méchants ! Du coup retour direct chez le loueur de vélos, on l'on retrouve pleins de gens qui ont aussi fait le voyage en vélo. Et pour nous remettre de nos émotions nous avons encore le droit à notre carafe !
C'est fatigué que l'on rentre à Mendoza, ce soir on goûte la viande argentine à la Barra ! Cuite sur un barbecue dans le patio du restaurant, elle est délicieuse! C'est au petit matin qu'on rentre à l'hostal après une autre soirée argentine ..

Tercero dia

Dimanche 8 Août, "El dia de los ninos", entendez "le jour des enfants" ou plutôt "Allez ! Tout le monde au parc !".
Réveil dominical en douceur à l'hostal, nous décidons aujourd'hui de fuir le centre ville pour aller se promener tranquillement au sein d'un paisible parc métropolitain de plusieurs hectares à la périphérie de la ville. Avant ça, il n'est pas loin de 13h et les estomacs sont vides. Tout en feuilletant le Lonely Planet, nous décidons à l'unanimité d'aller manger les meilleures pizzas de la ville dans un resto pas très loin de notre auberge. C'est dans une ambiance footbalistique mais familiale que nous les engloutissons. En effet, cette brasserie est le Q.G des supporters des Boca Junior (équipe argentine de Buenos Aires) depuis sa fondation il y à plus de 50 ans; ambiance... ils jouaient ce soir là au stade Malvinas de Mendoza.
Les rues sont quasiment désertiques aujourd'hui et c'est en arrivant au parc que nous comprenons pourquoi ! Nous avons traversé une grande partie de celui-ci et chaque petite parcelle de pelouse est investie par des familles entières, venues pic-niquer en ce beau dimanche ensoleillé. Tous les âges et toutes les classes sociales sont présentes, des parties de foot trans-générationelles créees l'émulsion, trop sympa ! Le parc est quadrillé par de grandes artères goudronnées, facilitant l'accès aux véhicules trop nombreux. Nous décidons de prendre un peu de hauteur et gravissons le Cerro de la Gloria qui surplombe toute la ville. En haut, une statue s'élève à la gloire de l'armée des Andes. Le retour en ville ne se fait pas si facilement car c'est entourés de dizaines de familles entières que nous décidons de prendre le même bus. Entassés comme des sardines, nous arrivons, après plusieurs tentatives, à décoller du parc. Le colectivo est plein à craquer, c'est limite si des gens ne sont pas monté sur le toit !
La nuit tombe sur Mendoza, nous finissons la journée par un petit marché artisanal avant d'aller dîner.

Cuarto dia

Lundi 9 Août, une partie du groupe repart sur Santiago, Eve reste avec nous un jour de plus. Aujourd'hui, on décide d'aller faire du shopping et de déambuler dans les rues de la ville. Lonely Planet en poche, nous partons arpenter les trottoirs, ici, tous doublés d'acequias, qui sont de petits canaux d'irrigation. Malheureusement, bon nombre de lieux (musée, bar...) indiqués dans le guide sont fermés en ce début de semaine. Après plusieurs tentatives toutes soldées par des échecs, merci le Lonely, nous nous arrêtons boire une bière; et oui c'est déjà l'heure de l'apéro ! Nous sommes passés prendre notre billet retour à la gare routière, puis après avoir fait un bref passage à l'auberge nous décidons d'aller manger à la Casa 3, bar/resto branché de la ville recommandé dans les guides. Arrivés sur place, devinez quoi? Fermé !! C'est quoi ce vieux lundi là ?!! Source sure, nous allons dans l'Av. Villanueva Aristides, qui est LA rue pour sortir à Mendoza. C'est sur le Public House que nous jetons notre dévolu, et contre toute attente ce fut LE bon choix de la journée^^ Happy hour, bonne bouffe, bon service, bonne ambiance. La viande était super rica !!!

Quinto dia

Mardi 10 Août - 9h45, départ de Mendoza après avoir dit au revoir à Eve, restée à l'auberge, son bus part en fin de matinée. Rebelote, même trajet, même route, mais dans l'autre sens. D'ailleurs, passer la frontière dans ce sens là, Argentine-Chili, n'est pas la même mayonnaise ! Les contrôles excessifs des douaniers sont hallucinants ! Patrouille cynophile, contrôle sanitaire, etc. Il est interdit d'importer des produits d'origine animale, fleurs, fruits, légumes sur le sol chilien sans les déclarer, sous peine d'amende. Nos petits sandwichs confectionnés la veille sont exposés et menacés ! Nous avons faim et dans la précipitation, décidons de les faire passer clandestinement, astucieusement cachés dans le bus, de peur de se les faire jeter dans la grande poubelle verte ! C'est alignés en rang d'oignon que le contrôle des sacs s'effectue. "Rien à déclarer" et une fois les sacs passés au scanner, nous remontons dans le bus fouillé 5 minutes auparavant. Mission accomplie !! Importation frauduleuse de cheddar, jambon, tomate, pain de mie et mayonnaise ; )
Nous arrivons aux alentours de 17h à Santiago. C'était trop bien !

dimanche 1 août 2010

La cena a casa de Leo





Il y a des repas dont on se rappelle toute une vie, celui de vendredi soir en faisait parti. C'est Leo, notre ami chilien qui l'a organisé. Nous l'avons rencontré pour la première fois à un asado et depuis il nous montre pleins d'endroits de la ville. Il nous apprend à danser la cueca et la cumba, même qu'on se débrouillent bien pour des français comme il dit.
On l'a accompagné faire les courses le midi au mercado central, et à la vega. L'ambiance était bien différente comparée à la fois où nous y étions allé avec Yan le dimanche. Leo connait tous les stands, ceux dans lesquels il faut prendre le fromage de vache, celui où la viande est bonne. Il sait choisir les produits, les poissons notamment.
Liste de courses : poivrons, tomates, patates, fruits de la passion, avocats, ognions, fromages, poulet, poissons, fruits de mer, choclo ( purée de maïs), quinoa, épices, épices, épices....
Après la réunion d'orientation à la fac, on l'a aidé à préparer le repas.
( surtout pour goûter les préparations :) ). Petites cuisses de poulet caramélisées au four juste bien épicées, potatoes aux épices, fruits de mer au bleu et au lard, sauce de tomates-avocat-coriande-fruits de la passion-poisson-crevettes-épices, poivrons fourrés au fromage.. A s'en taper le cul par terre telllement c'était bon.
Après ce délice, et pour pas finir obèses on a beaucoup dansé, et on a fini par allé au Clandestino une boite située dans bellavista ( quartier de Santiago), pour y danser encore un moment.
Belle soirée !

mardi 27 juillet 2010

El Colorado











06:15, réveil. Laurène: "je ferais bien du ski dans mon lit, moi".
06:30, café autour de la table du salon, comme quoi rien est impossible !
Ca y est, il est 07:00, équipés, skis sur l'épaule on part en direction de la station de métro la plus proche, il fait encore sombre dehors. Les rames sont bondées, on a un changement de ligne et quelques douze stations à parcourir en mode sardine en boite^^
Nous pensions être quasiment les seuls à vouloir acheter tickets de transport puis forfaits aux bureaux d'El Colorado. Confiant, nous arrivons donc vers huit heure moins le quart au lieu-dit sur l'avenue Apoquindo et tombons sur une file d'attente immense... Après une bonne heure de queue nous montons dans le bus. Nous voilà parti pour un peu plus d'une heure et demi de trajet.
Il nous a fallu une vingtaine de minutes pour sortir de Santiago et parvenir enfin au début d'une route de montagne. Ici, le bord droit de la route est plein de riders le pouce en l'air dans le but d'atteindre les pentes enneigées des montagnes se rapprochant de plus en plus !
Les montagnes paraissent moins loin mais encore faut-il passer la demi centaine d'épingles jonchées de cactus qui nous attendent !
Une fois le poste de carabinieros passé, on entre dans la Cordillera Centrale. Là, tu te dis que tu commence à rentrer vraiment en montagne, mais non, même pas une forêt subalpine, pas un conifère ! Pour le coup, on à trouvé ça génial, des cactus jusqu'à 2300m. Ils sont fort ces cactus.
Allez, descente de bus, Laurène va louer son équipement dernier cri et nous voilà skis aux pieds sur le front de neige de la station. On peut voir sur les sommets que les 40 derniers centimètres de neige ont été soufflé la veille par le vent, il fait super beau, super bon.
La neige est vraiment excellente et les dernières traces à faire en hors-piste sont bonnes à prendre ! Le soleil nous suit toute la journée durant, un vrai bonheur !
17:00, le bus nous redescend vers la capitale que l'on voyait suffoquer dans son smog du haut de nos sommets.
Marche, métro bondé, marche, maison. Voilà une belle journée bien remplie qui se termine.
Ce soir là, nous nous sommes endormis des images pleins la tête...