vendredi 3 décembre 2010

Bye Bye Villavicencio ... Grand départ




Voilà maintenant deux jours que je crèche chez une copine après avoir laissé , non sans peine, mon merveilleux appart.


Mais ce déménagement marque aussi le début du voyage ! Demain c'est parti, avec Anouk direction Punta Arenas, au programme : parc Torres del Paine, Perito Moreno, Fitz Roy, Ushuai.. Buenos Aires, Uruguay, Iguazu, et la côte brésilienne jusqu'à Rio.
J'espère pouvoir trouver le temps de vous donner des nouvelles !
Je vous embrasse fort :)

mercredi 1 décembre 2010

El Lago de Los Cisnes


Hier soir, entre deux cartons, avec deux copines on est allé voir Le lac des signes par le Ballet de Santiago au théâtre municipal.
L'orchestre et les danseurs étaient très bons, mais pendant la première partie à cause de nos places on ne voyait que la moitié de la scène. C'est un peu comme lire un bouquin où il manquerait la moitié des pages.. frustrant! Du coup pendant l'entracte on s'est faufilé dans les places vides devant la scène. C'était superbe! Petite pensée pour manue qui aurait adoré :)

jeudi 18 novembre 2010

Pichilemu






Le week end dernier, direction Pichilemu avec Anouk et Clémence. En vivant au Chili on ne perçoit vraiment pas les distances de la même manière, à tel point que ça nous a paru normal de faire 7h de bus aller retour, pour une nuit et une journée.




A l'arrivée, on cherche notre hostal conseillé par un ami qui va surfer tous les week ends là bas. Pichilimu est reconnu comme l'un des meilleurs spots de surf de la côte pacifique. Notre week end commençant très tôt, on arrive donc là bas le jeudi soir, il paraît que l'ambiance est top le week end. Sauf que pour les gens qui ne sont pas en échange comme nous le week end c'est à partir du vendredi soir, du coup, un jeudi soir c'est mort! Personne dans les rues, ni dans les bars et les restos! Au moins pas de tentation, on se couche tôt histoire de profiter de la journée du lendemain.

En fin de matinée, on décide de faire du stop pour rejoindre la plage de punta de lobos à 6kms du centre ville, qui est l'endroit le plus réputé de la côte. A part quelques surfers courageux dans une eau à 12°, on est seul sur la plage de sable noir. Il fait 30°, le sable est brûlant, c'est bon l'été! Ce qui est moins bon, c'est de se croire sous le soleil de la côte d'azur et de ne mettre de la crème soleil que sur les endroits sensibles, on finit par ne plus pouvoir enfiler de jeans pendant une semaine!

dimanche 17 octobre 2010

Horcón

Ce week end pour l'anniversaire de Léa et Gauthier ( deux amis de sciencespo ) nous avons loué une maison à Horcón, village côtier à trois heures de Santiago. Après un voyage en bus quelque peu chaotique nous arrivons enfin devant la maison. Problème il ne s'agit pas du tout de la description faite sur l'annonce. Nous voilà devant deux maisons quelque peu rustiques, et aucune trace de la piscine, ni de la personne qui doit nous déposer les clés.. Après quelques appels tout prend sens.. le bus nous a déposé dans la mauvaise rue. Chargés comme des mules il nous faut repartir en arrière, mais chanceux nous croisons un habitant qui nous amène jusqu'à la vraie maison.
L'endroit est super joli, ça promet d'être un bon week end! Miguel, le charmant voisin nous explique qu'il y a peu de temps l'endroit était en fait une communauté où plusieurs familles vivaient ensemble. Horcón est la ville du Chili d'où est parti le mouvement hippy, il nous explique comment il y fait bon vivre, car comme il dit il en faut peu pour être heureux entouré de cette nature si riche.



En fin d'après midi nous voilà partis vers le village pour aller voir la plage. Le centre est plein de charme, les cabañas du bord de mer témoignent de la tranquillité qu'on nous avait décrite. Après la journée de pêche et d'artisanat, les habitants se retrouvent sur la plage avec guitarre et bière, la dolce vita version chilienne... Le soir c'est autour d'un petit asado qu'on célèbre les vingt ans des copains, arrosé de pisco et de sangria.

Le lendemain, direction une autre plage qui paraît-il est très jolie. On ne nous a pas menti, l'endroit est magnifique, sable blanc et petites criques. Première baignade dans l'eau du pacifique, elle est fraîche!! On resterait bien quelques jours de plus mais il est déjà l'heure de rentrer.. A bientôt Horcón, on reviendra manger tes empanaditas de jaiba..

jeudi 7 octobre 2010

Valparaiso







Le dernier week end de septembre, Jeremy étant parti à Pucon pour une compétition de Snow Board, avec Antoine nous avons décidé d'aller passer le week end à Valparaiso.
Située à 1h30 de Santiago, c'est une destination parfaite pour s'échapper du smog de Santiago.
La ville basse n'est pas très jolie, mais dès que l'on s'aventure dans les nombreux cerros qui composent la ville, le charme est présent. Un seul bémol cependant, lors de notre visite tous les funiculaires et ascenseurs étaient en panne, et ça monte dur pour atteindre le sommet des cerros, surtout avec des tongues qui glissent. Mais ça fait les cuisses parait-il!
L'après midi, on rejoint des copains pour la visite de la maison du poète chilien, Pablo Neruda. Sur cinq étages cette maison typique de Valparaiso possède une vue splendide sur la baie. Elle est restée en l'état, et le guide ( un téléphone qui hurle dans notre oreille) , nous raconte toutes les anecdotes des objets de la maison. Après la visite, on se plaît à déambuler dans les différents cerros, qui sont de vrais musées à ciel- ouvert.
Le lendemain, on marche jusqu'à la "plage" du port de la ville, on aperçoit des loups de mer au loin, qui ressemblent vaguement à de grosses limaces dégeu. Le midi on s'offre un almuerzo chez un chef de la ville qui prend plaisir à nous expliquer tous les plats. Cuisine originale et délicieuse. Mais après un tel repas, la motivation a nettement faiblit, l'après midi touche à sa fin alors on décide de rentrer dans notre Home Sweet Home chilien.

jeudi 16 septembre 2010

Chiloé












Puerto Varas:
Après 13h de bus nous voilà enfin arrivés à Puerto Varas! Fatigués on découvre cette petite ville pleine de charme située au bord du lac
Llanquihue. La vue de la plage est éblouissante, caché dans les nuages on observe le volcan enneigé. Après une petite ballade au bord de l'eau, on décide de monter jusqu'en haut du cerro, pour admirer la vue. On s'attend à un bien joli spectacle, mais les arbres cachent le moindre bout de ciel, dommage! Pour se réconforter on va prendre un petit café en ville, avant d'aller acheter des empanadas pour midi. Dès 14hl, il nous faut partir prendre le bus pour Castro, situé au sud de l'île. Encore 4h30 assis!

Première soirée à Chiloé :
Arrivé à Castro, un chilote -Eduardo-, nous accueille. C'est la première fois que nous le rencontrons, c'est l'ami d'ami santiaguinos. On prend ( encore) un bus pour Chonchi, là où il vit avec ses parents. La maison familiale est chaleureuse, nous dormirons dans une demeure située un peu plus bas, ils louent des chambres pas chères au sous sol. Petite visite de Chonchi, ville portuaire, on dîne au mercado de la ville, et on file se coucher parce que la fatigue se fait sentir.

Premier réveil à Chiloé, il est 7H.
La chambre est humide, il fait 5° et la douche est froide, mais ça réveille. Et il faut bien ça pour ouvrir les yeux à 7h. Aujourd'hui visite du parc national, alors il faut partir de bonne heure, surtout que la pluie risque d'être de la partie.
Une fois arrivés sur place, on sent tout de suite que ça valait la peine de s'être levés Après quelques kilomètres ( et oui Papa, j'ai même pas demandé "quand est-ce qu'on arrive?" ! ) , première rencontre avec l'océan pacifique... à couper le souffle. Les paysages ont un goût de fin du monde, étant totalement hors saison nous sommes seuls sur cette terre qui semble s'étendre à l'infini. Les photos parlent d'elles mêmes, c'était plus que magique.
Le soir c'est des images pleins la tête qu'on rentre à la maison. On dîne avec la famille d'Eduardo, les parents sont géniaux, sa soeur Nicole aussi Ce repas et ceux des jours suivants valent tous les cours d'histoire et de culture chilienne. Ils ont envie de partager et nous envie d'apprendre sur l'île, la dictature... Le vin aidant, la soirée dure jusqu'à tard.

Deuxième réveil, 8h.
Avec Clémence et Léa on décide d'aller visiter l'île de Quinchao située à 1h de bus de Quinchao. Les garçons qui ont découvert les nuits à Chonchi, restent dormir à la maison. On commence notre journée par le marché artisanal de Dalcahue, où l'on trouve pleins d'articles en laine, mais très rêches, on préfère notre petit alpaga. Il nous faut ensuite prendre un bus, qui nous amène sur l'île par un ferry. Mais au bout d'un quart d'heure je remarque tout haut que le bus s'éloigne franchement de la mer. En effet, en montant le chauffeur à retourner le panneau, nous voilà reparties vers Castro. On descend et on décide de faire du stop, deux pick up plus tard nous voilà dans le ferry, où un 4x4 nous avance un peu. On retente le stop pour arriver jusqu'au premier village. Un camion nous prend à l'arrière, c'est folklorique! Il nous dépose à Curaco de Velez, où l'Eglise classée au patrimoine mondial de l'unesco est fermée! On continue jusqu'à Atchao, l'Eglise qui est la plus vieille de l'île et qui fait aussi partie de l'Unesco est ouverte, et magnifique il faut le dire. Petit restaurant face à la mer, Salmon a la plancha, tout ce qu'il nous fallait. Après cette belle journée on rentre pour un nouveau diner avec la famille, toujours aussi instructif.

3ème réveil, 9H.
On voulait tenter un Pekin Express Filles contre Garçons jusqu'à Ancud, mais le temps nous décourage. Alors direction le bus, arrivés sur place, il pleut, il vente, enfin le temps chilote qu'on nous avait décrit! Pour se remettre on va gouter le Curanto , plat typique de l'île avec des moules, des clambs, des patates, des bouts de différentes viandes, et un espèce de gnocchi géant. C'était pas l'extase mais ça faisait du bien par ce temps. Ensuite direction le café (qui fait du vrai café ), où on y passe la plus grande partie de l'après midi.

Dernier jour
Aujourd'hui direction la pinguinera, pour aller voir... des pingouins. C'est le début de la période de reproduction et deux espèces se retrouvent près de la plage de la pinguinera située à quelques kilomètres d'Ancud. Il nous faut prendre un taxi pour la journée, Luis vient nous chercher à 10h à l'hostal et nous voilà partit. Quand on voit que la mer a avancé sur la route on s'apprête à descendre de la voiture. C'est mal connaître Luis, il n'a pas un 4x4 mais sa voiture est apparemment tout terrain. Il nous amène jusqu'au sable où un pêcheur nous attend pour nous amener voir les pingouins. Il n'y en a pas encore beaucoup mais la zone concentre aussi un grand nombre d'oiseaux souvent en voie de disparition. Le tour en bateau dur une trentaine de minutes. Pour ne pas qu'on se mouille un chariot nous attend à la descente, 100% touristes... Luis nous attend sur la plage et nous propose un autre chemin pour le retour près de la plage Mar Brava, près pour Luis ça veut dire à pleins gaz sur la plage, où on croise de nombreux pêcheurs de coquillages avec leur jeep. De retour à Ancud on va voir le fort de la ville, qui offre un beau panorama. Puis gros hamburger Tex Mex avant d'affronter le bus retour.

Le lendemain c'est avec deux heures de retard, soit 17h de bus, que nous arrivons. Suite à des problèmes de batterie il nous a fallu changer de bus. Mais interdit d'être fâtigué, ce week end c'est le bicentenaire et ça va être la fête!

lundi 23 août 2010

Los mineros estan vivos!



Hier matin, Antoine et moi sortons pour faire des courses. Un homme nous arrête dans la rue très excité, il baragouine quelque chose à propos de mineurs mais on comprend pas bien ce qu'il veut. Les voitures n'arrêtent pas de klaxonner, les gens sautent de joie, ils sortent les drapeaux.
Il nous faut quelques minutes pour comprendre la raison de cette euphorie. Le matin même, le président a annoncé que les mineurs coincés depuis le 5 août dans une mine du Nord du pays ont été localisés et ils sont tous en vie.

Ci-joint un article sur le sujet :

Les 33 mineurs bloqués depuis le 5 août dans une mine d'or et de cuivre de San José, dans le centre du Chili, sont vivants: un contact visuel a pu être établi avec certains des mineurs, grâce à une petite caméra vidéo. Mais il faudra peut-être jusqu'à quatre mois pour creuser une galerie et les ramener à la surface, soulignaient lundi les sauveteurs.

"Tout le Chili pleure aujourd'hui de joie et d'excitation", a lancé le président chilien Sebastian Pinera, en annonçant dimanche que les mineurs étaient vivants. Ils sont bloqués depuis le 5 août à près de 700m de profondeur par l'éboulement d'un tunnel au fond de la mine de San José, à 850km au nord de la capitale Santiago. Mais ils sont parvenus à atteindre un refuge de secours prévu pour ce genre d'accidents, contenant de l'eau et des vivres.

On était sans nouvelles d'eux depuis 17 jours. Un forage a permis de faire descendre une petite caméra vidéo et de voir plusieurs des mineurs. L'un d'entre eux, Mario Gomez, a fait remonter une note manuscrite, expliquant: "Nous allons tous bien, les 33, dans le refuge".

Le boyau foré pour faire descendre la caméra n'est pas assez large pour remonter les mineurs, mais permettra de leur acheminer de la nourriture, de l'eau, de l'oxygène si nécessaire ainsi que des équipements vidéo et audio pour communiquer avec leur famille et les sauveteurs. Ceux-ci précisent qu'il va falloir à présent percer une galerie de quelque 70cm de diamètre, afin de remonter les mineurs à la surface. Ce travail pourrait prendre quatre mois, estiment les sauveteurs.